dimanche 24 mars 2019 - 17:00

Paroisse St Vincent De Paul - 96 Boulevard Jean Jaurès, 92110 Clichy

PROGRAMME

HAYDN
Concerto pour violoncelle en do majeur, Jacques LOISEAU violoncelle

HAYDN
Symphonie n° 103 « Roulement de Timbales »

ROSSINI
L’échelle de soie – Ouverture

Tarifs: Participation libre
OSC - Concert : HAYDN, ROSSINI

LE CONCERT

Joseph HAYDN (1732-1809)

Joseph Haydn entre dans la carrière musicale grâce à sa voix, en devenant petit chanteur à la Cathédrale de Vienne. Ses premiers quatuors à cordes établissent sa réputation parmi l’aristocratie viennoise.
En 1761, il entre au service des princes Eszterhazy à Einsenstadt, puis à Eszterhaza où il restera jusqu’en 1790. Il y compose presque tous ses opéras, nombre de ses œuvres symphoniques et sa musique de chambre.
Il rencontre Mozart à Vienne durant l’hiver 1781-1782 ; une amitié faite d’admiration lie les deux hommes. En 1791, année de la mort de Mozart, Haydn arrive à Londres qui lui réserve un accueil triomphal. Il y compose une première série de symphonies « londoniennes ». Lors d’un second séjour à Londres, en 1794-1795, il compose six nouvelles symphonies, les dernières.
Haydn revient définitivement à Vienne en 1795, où il compose encore six messes, des quatuors à cordes et deux grands oratorios, La Création et Les Saisons. Il fait en 1808 son ultime apparition pour une exécution de La Création. Il meurt l’année suivante. Mozart sut le premier ce qu’il devait à Haydn dans le domaine de la symphonie « classique » et Beethoven lui-même, son élève à Vienne en 1793, a toujours rendu hommage au maître qui lui avait frayé la voie vers un nouvel avenir.

Concerto pour Violoncelle en do majeur (1760 ?)
Jacques LOISEAU, violoncelle

Oldřich Pulkert, jeune musicologue et archiviste tchèque à la Bibliothèque nationale de Prague découvre en 1961 un Concerto pour violoncelle de Haydn, œuvre dont on connaissait l’existence, mais qui avait complètement disparu depuis 200 ans.
Au cours des années qui suivent immédiatement la Deuxième Guerre mondiale, la Bibliothèque nationale tchèque fait l’acquisition d’un grand nombres de collections privées du pays : l’une d’entre elles contient la musique d’un concerto pour violoncelle en do majeur de Haydn. Bien qu’il s’agisse d’une copie et non pas d’un manuscrit original, son authenticité n’est pas mise en doute. Les musicologues connaissaient l’existence de ce concerto puisque Haydn lui-même avait inscrit les thèmes principaux de chaque mouvement dans son catalogue de compositions. Le concerto a reçu sa première exécution moderne à Prague le 19 mai 1962, avec Miloš Sádlo comme soliste et Charles Mackerras au pupitre de l’Orchestre symphonique de la radio tchécoslovaque.
Il s’agit donc d’un « deuxième » concerto pour violoncelle de Haydn qui vient s’ajouter au célèbre Concerto en ré composé de nombreuses années plus tard, une œuvre qui est depuis longtemps une des plus populaires du répertoire. Les caractéristiques stylistiques du Concerto en do majeur permettent d’établir la date de sa composition au début des années 1760, lorsque Haydn a entamé un long séjour à la cour de la famille Esterházy dans les fonctions de compositeur, chef d’orchestre et musicien à tout faire. Haydn a probablement composé ce concerto pour le violoncelliste attitré de la cour Joseph Franz Weigl avec qui il s’était lié d’amitié et qui a sans doute créé l’œuvre.
Le premier mouvement Moderato avec son alternance régulière des passages orchestraux et de solos du violoncelle est un reliquat de l’ère baroque qui venait tout juste de prendre fin. Le mouvement central lent Adagio exploite le lyrisme extasié auquel le violoncelle se prête si facilement. Un Finale – Allegro molto résolument virtuose mène le concerto à une conclusion exaltante. Dans toute l’œuvre, la musique est écrite expressément pour le violoncelle solo et est tout à fait représentative de la saine assurance que l’on associe à Haydn.

1- Moderato
2- Finale – Allegro molto
3- Finale – Allegro molto

Symphonie n°103 Roulement de Timbales (1795)

La Symphonie no 103 en mi bémol majeur est surnommée « Roulement de timbales » (« Paukenwirbel » en allemand), en raison du solo de timbales sur lequel elle s’ouvre. Elle est l’avant-dernière des douze symphonies dites « londoniennes », considérées comme les plus belles de Haydn. La création eut lieu à Londres le 2 mars 1795.
La forme de cette symphonie correspond à celle de la symphonie classique en quatre mouvements.
Cette Symphonie saisit d’entrée par les couleurs sombres de son Adagio introductif, couleurs venant habiller une sorte de Dies Irae dont on retrouvera quelques échos dans la brillante construction de l’Allegro con spirito initial.
Suit un magnifique mouvement lent en forme de variations alternées qui, par son allure de marche lente à résonances slaves, annonce Schubert et Mahler.
Haydn réussit le tour de force d’utiliser un seul motif sans répétition textuelle et en maintenant l’attention par l’impression d’une dramatisation qui ne faiblit pas. Beethoven se souviendra de cette page lors de la composition de sa cinquième symphonie.
Le Menuetto, aux airs de tyrolienne, montre une fois de plus avec quel talent Haydn sait marier le savant et le populaire.
Avec un nouvel Allegro con spirito, construit sur un seul thème formé ici de quatre notes identiques, l’œuvre s’achève sur un véritable tour de force. Les trois parties de la forme sonate classique (exposition, développement, réexposition) sont introduites par un thème unique sous sa tonalité d’origine.

1- Adagio, Allegro con spirito
2- Andante più tosto Allegretto
3- Menuetto
4- Allegro con spirito

Gioacchino ROSSINI (1792 – 1868)

Rossini laisse derrière lui un nombre incroyable d’opéras aussi bien classiques, dramatiques que comiques. Son art du crescendo et ses mélodies enchanteresses en ont fait l’une des personnalités les plus influentes du monde musical.
Né le 29 février 1792 à Pesaro en Italie, son enfance est bercée par la musique puisqu’il accompagne au violon son père, qui est corniste dans l’orchestre de la ville, et qu’il fréquente les théâtres grâce à sa mère qui est cantatrice. Le jeune garçon apprend très tôt à jouer du cor, du violon et de l’alto, avant que les frères Malerbi ne lui enseignent l’art de la composition.
A douze ans, Rossini compose déjà ses premières « Sonates pour violon, violoncelle et contrebasse », et reprend avec passion les opéras de Haydn et Mozart. Il entre alors au conservatoire de Bologne pour apprendre le solfège et le contrepoint auprès du père Mattei, et il écrit son premier opéra intitulé Demetrio et Polibio à l’âge de quatorze ans. Il intègre quelques temps plus tard l’Académie philharmonique de Bologne, et en 1810, on lui commande une première œuvre : l’opéra le Contrat de mariage. Ses innovations ne semblent pas choquer puisque le succès est immédiat et que le jeune Rossini reçoit d’autres commandes. Il parcourt pour cela toutes les grandes villes du pays, et en trois ans, la reconnaissance est totale.
Le nom de Rossini est désormais présent dans toute l’Europe, notamment grâce au succès de ses opéras Tancrède, l’Italienne à Alger et la Pie voleuse. Suivent en 1814 Le Turc en Italie, et en 1816 Otello et le triomphal Barbier de Séville, premier opéra italien donné aux Etats-Unis et composé en à peine deux semaines. En 1818, il devient directeur artistique du théâtre San Carlo de Naples puis se déplace dans différentes villes européennes pour présenter ses œuvres, dont Semiramide, qui fait un triomphe à Londres et Paris. Il décide alors de s’installer dans la capitale française en 1824 et prend le poste de directeur au Théâtre Italien. L’année suivante, il est nommé inspecteur général du chant et premier compositeur du roi de France.

L’Echelle de Soie ouverture (1812)

L’Échelle de soie est l’un des tout premiers opéras de Gioachino Rossini. L’œuvre est créée à Venise le 9 mai 1812 alors que le compositeur a à peine 20 ans.
De l’œuvre complète, l’Ouverture, ou Sinfonia, est la page la plus connue. L’énergie joyeuse des traits des vents et des cordes prépare les auditeurs à un spectacle léger et émouvant. L’intrigue est inscrite dans la filiation du Mariage secret ; elle met en scène Giulia, mariée incognito à Dorville et que son tuteur Dormont a promise à Blansac, aimé de Lucilla, cousine de Guilia.
A l’aide d’une échelle de soie favorisant les retrouvailles nocturnes et grâce à l’astucieux valet Germano, tout finira bien.

LA DISTRIBUTION

Jacques LOISEAU

Violoncelle

Jacques LOISEAU débute le violoncelle en 1987.
Après ses 1ers prix de violoncelle et de musique de chambre au Conservatoire de Poitiers, Jacques Loiseau mène une importante activité d’enseignant et de musicien en France. Diplômé en Violoncelle (Diplôme d’État en 2011), Musicologie, Musique de Chambre et Formation Musicale, il est formé par de grands pédagogues et musiciens français tels que Nadia Cauvin , Marc Benyahia-Kouider, Vincent Daguet, Thomas Brandily, Marc-Didier Thirault, Benjamin Garnier, Raphaelle Semesis, Marie-Hélène Beaussier.
Il fonde en 2002 le Festival « Les Clés de Notre Dame » à Poitiers, ainsi que le quatuor « Du vent dans les cordes » se produisant dans la région Poitou Charentes et Languedoc Roussillon. Il participe en 2003 à l’Académie de Bassac en Charentes, stage dirigé par Catherine Puig, alto solo de l’orchestre des Champs Elysées.
Pédagogue passionné, il intègre des orchestres à vocation pédagogique comme l’Orchestre de l’Université de Poitiers, l’Orchestre du Loir Et Cher, l’Orchestre Symphonique d’Orléans, et depuis 2013 des sessions de l’orchestre de l’Opéra de Massy (dirigé par Dominique Rouits) et de l’orchestre « Les Clés d’Euphonia » à Vincennes dirigé par Laetitia Trouvé.
Musicien éclectique, il joue depuis plus de 10 ans en concert avec piano, orgue, mais aussi avec orchestre, principalement en région Centre et Ile de France. Il constitue par ailleurs un ensemble à cordes dans le cadre des projets musicaux de l’ensemble vocal Magadis du Ministère des Finances.
Chef d’orchestre, il dirige depuis plusieurs années des orchestres à cordes dans les conservatoires dans lesquels il a travaillé. Lauréat 2018 du Concours d’Assistant Spécialisé d’Enseignement Artistique de la Fonction Publique Territoriale, Jacques Loiseau est actuellement professeur de Violoncelle et de Formation Musicale aux conservatoires d’Ermont et de Genevilliers.
Il est nommé en 2017 chef d’Attaque de l’orchestre « Donna Musica » dirigé par Eric Darrigrand, et actuellement chef d’attaque de l’Orchestre de Clichy dirigé par Fabrice Caracciolo.

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